La minute féministe

Oui, je suis anti-féminisme ! Et alors ?

 

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Comme nous le savons tous, la féministe est un suppôt de satan. Bien le bonjour à toi, et j’espère qu’après cet article, tu seras enclin à participer à ma lutte.

Je suis anti-féminisme et je trouve que ma voix n’est pas assez entendue surtout avec la récente montée au  pouvoir des féministes. Très souvent démoniaque, la féministe se bat à tord contre la société qu’elle qualifie de « patriarcale » en voulant nous faire adhérer au lobby féministe. Détentrice des pouvoirs les plus obscures, c’est souvent à cause d’elle que l’orage s’abat sur votre ville.

Elle est contre vous, épie vos faits et gestes dans les moindres détails, trouve TOUT sexiste! Des pubs à la télé à votre petite blague sur les gros culs. Si on peut même plus rigoler alors là ! Armée du gourdin « anti-patriarchal princess » (oui c’est comme ça qu’elle appelle les femmes anti-féminisme) et de la bombe au poivre « anti-fuckboy » (c’est comme ça qu’elle appelle les hommes anti-féminisme), elle sillonne les rues des internets et de la ville, à la recherche de ses prochaines victimes. Sa devise « Who run the world? Girls ! » la pousse à vouloir tout détruire sur son passage à l’instar de Beyoncé et sa batte de Baseball « hot sauce » dans Hold Up.

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On le sait tous, la féministe est une pauvre fille aigrie, frustrée et totalement déconnectée de nos valeurs africaines qui s’invente des combats pour pimenter sa vie.

Notre société est très bien comme elle est ! Rien à y changer. De toute façon, je suis une femme soumise et j’aime ça. Pour moi, cette soumission passe par le fait que je me dois de savoir bien cuisiner pour mon mari (tous les jours et à toute heure, avec ou sans mon envie) afin de le retenir, je dois satisfaire ses besoins au lit et ses moindres désirs, sinon on connait les hommes, il ira voir ailleurs. Mais toutefois, si par mégarde il arrive qu’il me trompe je me dois de rester forte et aimante à ses côtés car seules les vraies femmes supportent l’infidélité. Pour finir, je me dois de connaitre ma place de seconde dans le foyer et de ne menacer d’aucune manière l’autorité et le pouvoir de mon mari. Après tout c’est lui le chef de la famille.

Pourquoi se casser la tête à réfléchir sur le sens des termes comme « chef de famille » et « soumission de la femme » dans notre société d’aujourd’hui. Le chef, c’est l’homme et la subordonnée c’est la femme (POINT). Pourquoi se fatiguer à chercher à voir le couple comme une équipe plutôt que comme une relation dominant/dominé. Peu importe si ce schéma chef/subordonnée présent dans la cellule familiale se reproduit à plus grande échelle dans notre société. On a fonctionné comme ça depuis la nuit des temps pourquoi vouloir changer aujourd’hui?

Laissons donc aux hommes leur autorité et tous les privilèges qui en découlent comme si on vivait encore à l’époque ou l’homme partait chasser pendant que la femme attendait sagement à la maison avec les enfants son retour pour cuisiner le gibier.

Même si aujourd’hui les femmes  travaillent, laissons-les être moins bien payées que les hommes qui eux gagnent 23.5% de plus qu’elles pour des compétences et des travaux semblables (via Les inégalités de salaires hommes-femmes : état des lieux). Pourquoi ? Ben parce qu’avoir un pénis, ça compte sur la fiche salariale vous le savez bien. Un homme est vu comme un responsable de famille qui utilise son argent pour nourrir sa femme et ses enfants alors que la femme… ses revenus lui servent à quoi en fait ?

Laissons cette société continuellement véhiculer le message que les femmes sont plus faibles, moins intelligentes que les hommes, moins légitimes à donner leur avis ou à diriger.Que leur corps doit continuellement être sexualisé, mais que lorsqu’elles ont des envies sexuelles, elles deviennent tout de suite des putes [Sur ce propos, à lire : Fille bien le jour, sale pute la nuit]. Faisons croire à nos filles que le harcèlement de rue est signe qu’une femme est attirante: c’est vrai que ça fait toujours plaisir de se faire siffler, toucher sans avoir donné son consentement, accoster en pleine rue. Tout le monde adore les regards gras que des inconnus posent sur son corps, ses seins, ses fesses, tout le monde adore.

Laissons cette société chosifier la femme sans cesse et l’invisibiliser des terrains de pouvoir et de décisions. Laissons ce monde apprendre à nos filles dès le bas âge que peut importe ce qu’elles font, elles seront et en sauront toujours moins que leurs copains de sexe masculin. Que malgré le fait qu’elles représentent 50% de la population, les oeuvres de fictions qu’elles regardent comporteront toujours 30% plus de personnages masculins [Sur ce propos, regarder la vidéo Les Brutes : Le principe de la Schtroumpfette]. Habituons-les à trouver normal que les femmes n’occupent pas 50% de l’espace. Accoutumons-les à l’idée que les femmes doivent occuper des rôles de soutien plutôt que des rôles principaux, autant dans les fictions que dans la vie réelle. Laissons-les intégrer que les postures dominantes, autant sociales que politiques sont faites par et pour les hommes. Laissons nos filles grandir dans une société qui diminue ce qu’elles sont, pour en faire des êtres en quête de validation masculine.

Vous avez dit féminisme ? Mais tout est très bien tel quel, il ne faut rien changer ! Ne faisons rien contre cette constante hiérarchisation des femmes. Ne touchons jamais aux mentalités patriarcales qui s’évertuent à rendre la femme coupable de tout. Encore moins à la culpabilisation des femmes victimes de viol par exemple. Oui « elles l’ont cherché », « elles étaient habillées ras-la-chatte » et etc et etc. Bien sûr, on sait tous qu’un homme a des besoins, des pulsions INCONTRÔLABLES. Que la particularité de l’humain de sexe masculin, c’est de n’avoir aucun contrôle sur ses pulsions sexuelles, tel un chien en rûte. On sait tous aussi que le désir de l’homme est au-dessus de celui de la femme et même mieux, au-dessus de son consentement. N’essayons pas de faire changer le monde, les choses ne sont pas différentes ou plus pénibles pour les femmes, pas le moins du monde.

Féminisme ? Pour libérer la femme de quoi ? Rien ne doit changer. Et je vous l’ai dit déjà dit, je suis une femme soumise moi. Je reste à ma place. Faites pareil !

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Surtout n’oubliez pas : Ensemble nous pouvons empêcher les choses de changer !

 

 


Credit photos: TerraFemina _ BillBoard _ iStock

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2 réflexions sur “Oui, je suis anti-féminisme ! Et alors ?

  1. Zélie dit :

    Comment ça s’appelle déjà ce genre de texte? J’ai vu ça en français mais en gros on reprend les propos des gens pour une idée et on développe des arguments de façon à les rendre pas crédibles, je suis morte en lisant cet article XD

    J'aime

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